La femme mouchoir et l’homme tampon

25 Jan

Certains d’entre vous connaissent peut-être le concept de « femme mouchoir ».

Pour ceux qui ne connaissent pas : petite parabole (qui n’est ici pas un moyen de capter la télé mais un récit allégorique, comme faisait Jésus, mais ses histoires étaient moins débiles que les miennes, enfin je crois…) :

Georges vivait une relation heureuse et stable avec Gwendoline jusqu’au jour où elle a découvert qu’il la trompait avec Ginette, une poupée gonflable blonde à forte poitrine. Là c’est le drame, Gwendoline casse tout la vaisselle Ikéa en la lançant violemment contre les meubles de cuisine Irkefruk, puis crève les yeux de Ginette, qui se dégonfle dès que les choses se gâtent. Puis elle claque la porte.

Georges reste seul, effondré. Ginette n’était qu’une passade, le fruit d’une rencontre fortuite dans un sex-shop de la rue de la gare. Pendant des semaines il se lamente et se réfugie dans sa crasse en se cachant sous des cartons de pizzas.

Au bout d’un mois, les copains de Georges l’incitent à sortir et à s’amuser, à faire de nouvelles rencontres. C’est là, dans un bar, avec quelques grammes d’alcool, qu’il rencontre Irène. Elle n’est pas très belle, pas très drôle, pas très intelligente… Pas très tout en fait. Mais Georges n’aime pas être seul et commence à nouer des liens. Cette relation ne tiendra pas.

Pourquoi ?

Parce qu’Irène est une femme mouchoir : Tu la prends- tu sèches tes larmes – et tu la jettes (l’usage d’un mouchoir pour d’autres pratiques peut aussi convenir à la situation). La femme mouchoir est une femme de transition. On la jette sans remord démesuré : on sait tous qu’un mouchoir finit tôt ou tard à la poubelle.

Le concept se répand dans la grande mythologie des relations amoureuses mais n’a pas atteint le statut d’universalité. Il semble aujourd’hui encore réservé au femmes. Pauvre Irène innocente abandonnée comme un vieux mouchoir usagé dans la poubelle de son désarroi…

OR, contrairement à une idée répandue, les femmes ne sont pas de pauvres petits êtres innocents et sentimentaux (en tous cas pas plus que les hommes). Et je dis « contrairement à une idée répandue » parce que j’ai vu ce matin même une fille lire un livre intitulé « Pourquoi les hommes veulent du sexe et les femmes de l’amour ? »

D’ailleurs, vous m’excuserez cette petite digression, je ne résiste pas à vous faire lire le résumé de cette œuvre révolutionnant tous les préjugés vieux comme mes chaussettes :

« Dix ans après leur succès mondial, Pourquoi les hommes n’écoutent jamais rien et les femmes ne savent pas lire les cartes routières* , Allan et Barbara Pease, le couple star de la psychologie amoureuse, revient nous expliquer : Pourquoi les hommes veulent du sexe et les femmes de l’amour. Éternelle question qui prélude à nos rencontres amoureuses quand le reste du règne animal résout souvent l’affaire en moins de deux minutes ! Hommes et femmes peinent toujours à comprendre leurs ressorts réciproques, surtout en matière de sexe et de sentiments. Pendant que les unes passent des heures à décortiquer la plus anodine des déclarations et réclament des démonstrations d’affection, les autres, « victimes » d’un taux de testostérone vingt fois plus élevé que leurs compagnes, ne penseraient qu’à enchaîner les galipettes… Qu’en est-il réellement ? Pourquoi les femmes sont-elles si attachées aux préliminaires ? Pourquoi les hommes aiment-ils les femmes bien en chair ? Pourquoi tant de femmes préfèrent-elles le chocolat au sexe ? Pourquoi les hommes ont-ils tant de mal à dire « Je t’aime » ? La réponse à ces questions et à bien d’autres encore dans ce livre surprenant qui vous ouvrira les yeux sur « l’autre sexe » : un guide indispensable et hilarant pour comprendre nos émotions au quotidien ! Un homme averti en vaut deux… Une femme aussi ! »

*notons qu’il existe aussi dans la même collection « Pourquoi les hommes mentent et les femmes pleurent ? »

Bref, n’en déplaise à Monsieur et Madame Pease, l’histoire raconté plus haut pourrait être inversée : il vous suffit pour cela de remplacer « Georges » par « Gwendoline » et « Ginette, une poupée gonflable blonde à forte poitrine » par « un magnifique sex toy carotte ».

carottes

Le-dit Sex Toy carotte pour celles qui aiment se faire plaisir mais seulement si c’est bio

Enfin, vous pouvez remplacer « Irène » par « Eugène ».

Eugène sera alors un homme tampon.

Tout comme les mouchoirs, on ne fait pas collection de ses tampons (rassurez-moi mesdames…). Mouchoirs et tampons sont bien pratiques, mais à usage limité. Un tampon, c’est quelque chose qui permet de séparer deux choses, d’amortir les coups (mais il permet aussi d’autres pratiques moins revendicables en public (Que celle qui a déjà dit en public et comme si elle allait chercher un café « Je reviens, je vais changer mon tampon ! » reçoive mon admiration presque éternelle (4 minutes environ))).

Donc hommes comme femmes, certains veulent du sexe, d’autre de l’amour. Selon les moments, on peut avoir envie de l’un, de l’autre, ou d’une pizza.

Arrêtons de véhiculer ces préjugés vieux comme le monde que « les hommes vendent des mars et que les femmes n’ont pas d’anus » (ah bon, c’est pas ça l’expression ?)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :