Le féminisme est mort, vive le féminisme !

2 Juin

Comment tue-t-on un mouvement ?

En le dépassant !

Alors que les forces masculinistes (voir l’article « à la recherche de la testostérone perdue ») tendent à combattre le féminisme avec des valeurs réactionnaires et éculées (j’ai dit « é »-culé ! voyons, vous avez vraiment l’esprit mal placé !), certaines recherches de « Gender Studies » critiquent le féminisme en ce qu’il reste pensé dans la cadre social imposé. (c’est le cas par exemple de Judith Butler*)

Qui dit « féminisme » dit « femme » dit opposition entre deux catégories d’individus : « hommes » vs « femmes ».

Or, au départ il n’y aurait pas d’ « homme », il n’y a pas de « femmes », il n’y a que des « individus ». Donc nooon, cette chose étrange qui pend entre les jambes de la moitié de la population et ces excroissances thoraciques chez l’autre moitié ne feraient en aucun cas une différence. Comme pour les prises électriques, qui changent de forme selon les pays mais pas de fonction, nous serions tout simplement différents modèles d’un même produit, mais sans que cela influence quoi que ce soit.

De plus, faire des femmes une catégorie, c’est les mettre toutes dans le même panier à petites fleurs roses, comme lorsqu’on considère que les « ch… » englobent tous les asiatiques.

Une hipster est, par ses droits, son mode de vie, son milieu social, ses intérêts, son apparence et même les droits des femmes pour lesquelles elle peut se battre, culturellement beaucoup plus proche d’UN hipster que d’une femme kenyane.

l’attaque des clones…

De plus, un homme qui adopte les codes vestimentaires et comportementaux dits « féminins », reste biologiquement un homme. Et inversement.

La société fait le raccourci de considérer toute femme « masculine » comme lesbienne et tout homme « féminin » comme homosexuel. Or c’est faux (voir à ce titre l’article sur les métrosexuels) !  Cela permet de se rassurer et de considérer les individus ne rentrant pas dans les bonnes cases comme « déviants ».

Donc, se battre pour les droits des « femmes » serait se battre en restant dans les cadres imposés par la société. Ce serait accepter quand même la domination des hommes puisque s’étant construits comme catégorie et étant placés en position de domination dans la société.

D’ailleurs, de nombreuses femmes dans le monde ont plus de droit que certains hommes. Le genre seul n’est pas déterminant. La position sociale dans laquelle se trouvent les individus joue aussi. Les identités sont plurielles et le genre n’est peut-être pas le principal déterminant, même si on ne cesse de nous répéter que les hommes viennent de mars et les femmes de vénus.

* Judith Butler, Gender Trouble: Feminism and the Subversion of Identity, 1990

Publicités

Une Réponse to “Le féminisme est mort, vive le féminisme !”

  1. David Chaussure 3 juin 2012 à 02:12 #

    Hahaha, y’a des noirs, y’a des Ch.. , enfin, y’a tout c’qu’y faut quoi ! 🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :